#EMOTIONS #COLERE : L’ACCEPTER OU L’EVITER?

Que faire de la colère? 

Que faire de la colère ? L’éviter ? L’accepter ?

La colère est une émotion et a priori, comme toute émotion, elle n’est ni bonne ni mauvaise. Elle surgit lorsqu’une valeur est bafouée, un besoin ignoré ou insatisfait ou encore devant une situation incompréhensible. 

Elle se manifeste à tout âge mais peut être plus fortement chez un adolescent ou une personne jeune puisqu’ils sont souvent plus sensibles aux injustices ou aux situations dramatiques et porteuses de conflits. 

Est ce bon de la laisser s’exprimer ? Ou faut-il plutôt la faire taire ? 

 

En la laissant s’exprimer, nous montrons aux autres que nous sommes prêts à combattre, à ne pas accepter ce qui nous semble intolérable, à refuser les situations imposées.

En la faisant taire, nous évitons de mettre en place toute une série de réactions physiques qui peuvent devenir destructrices au niveau de notre organisme, comme l’affolement de notre rythme cardiaque, la respiration difficile, la contraction des muscles, les cris …

Quelle est la solution? 

Une approche est intéressante, celle de Marshal Rosenberg : Dans son livre « les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs », Marshal Rosenberg a mis en place une méthode qu’il appelle : “la communication non violente  ou la CNV“.

Il s’agit de prendre en compte cette émotion ainsi que la situation induite, de l’entendre, de la décoder et de la comprendre.

Cette démarche passe par 4 étapes : 

  • la première étape nous amène  à observer factuellement et méthodiquement la situation, le cadre, la cause et les effets produits, 
  • la seconde étape va nous permettre d’exprimer nos  émotions correspondantes, ce que nous éprouvons « ici et maintenant », ce qui nous pèse, ce que nous subissons, ce que nous ressentons. 
  • au niveau de la troisième étape, nous allons chercher à découvrir le besoin  insatisfait qui se cache derrière cette colère : que nous manque-t-il ? qu’est-ce que nous n’acceptons pas ? que voulons-nous ? 
  • Enfin, lors de la quatrième étape, nous allons verbaliser la demande qui apparait derrière ce besoin, et nous trouverons une, voire plusieurs  solutions pour assouvir cette demande.

En fait, « le génie » de Marshal Rosenberg est d’avoir compris qu’il était essentiel de dissocier « l’émotion colère » de la demande  non exprimée, voire non connue qui se cache derrière cette explosion.

Lorsque la demande est traitée, nous réglons de facto notre besoin et la colère n’a plus de matière pour s’alimenter .

Cette démarche est-elle toujours possible? 

Oui s’il y a une vraie volonté personnelle, authentique et honnête de trouver une solution et surtout si la situation n’a pas pris une ampleur démesurée..

Dans le cas contraire, tout devient plus difficile, alors ne perdons pas de temps et trouvons des solutions lorsque c’est encore possible ! 

#EMOTIONS #COLERE : L’ACCEPTER OU L’EVITER?

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